62 % des entreprises ne se déclarent pas pleinement prêtes à absorber la croissance du stockage liée à l’IA, selon le rapport Seagate 2026
Le rapport 2026 de Seagate, basé sur 2 712 décideurs technologiques interrogés aux États‑Unis, Chine, Inde, Royaume‑Uni, Allemagne, France et Japon, révèle que 99 % anticipent une hausse des besoins de stockage liée à l’IA, mais seulement 38 % se disent complètement préparés, laissant la majorité en sous‑préparation.

Portée de l'enquête et portée démographique
Le rapport Seagate 2026 tire ses conclusions d'un échantillon de 2 712 décideurs technologiques qui ont été interrogés en mai et juin dans sept grands marchés : les États‑Unis, la Chine, l'Inde, le Royaume‑Uni, l'Allemagne, la France et le Japon. Cette répartition géographique offre une vue d'ensemble des attitudes des entreprises à l'égard des exigences de stockage liées à l'intelligence artificielle, tandis que la taille de l'échantillon confère une pertinence statistique aux affirmations qui suivent.
Croissance du stockage prévue et niveau de préparation actuel
Selon les répondants, un écrasant 99 % anticipent que l'intelligence artificielle augmentera leurs besoins en stockage au cours des trois prochaines années. Malgré cette attente quasi‑universelle, seulement 38 % se considèrent pleinement prêts à répondre à la demande à venir. L'écart entre les attentes et la préparation met en évidence un goulet d'étranglement potentiel pour les entreprises qui dépendent de charges de travail pilotées par l'IA.
L'ampleur de l'augmentation attendue varie parmi les participants. Une proportion de 32 % prévoit une hausse des besoins en stockage qui dépasse 50 % de leur capacité actuelle, tandis que 70 % anticipent une augmentation d'au moins 26 %. Ces chiffres suggèrent qu'une majorité substantielle attend une trajectoire de croissance à deux chiffres, mais la confiance dans la capacité à gérer cette croissance reste limitée.
Principaux obstacles identifiés par les dirigeants
Lorsqu'on leur a demandé de classer les principaux obstacles à la mise à l'échelle du stockage lié à l'IA, 53 % des répondants ont cité la qualité et la préparation des données comme le frein le plus important. L'infrastructure de stockage elle‑même a été identifiée comme un obstacle par 43 % de l'échantillon, indiquant que les préoccupations liées au matériel et à la capacité sont importantes mais ne constituent pas le seul problème. De plus, 27 % ont pointé la disponibilité du calcul et 24 % les contraintes énergétiques comme facteurs limitants.
Ces pourcentages d'obstacles illustrent que, bien que le matériel soit un composant critique, l'écosystème plus large — y compris les pipelines de données et les considérations énergétiques — joue un rôle décisif dans la préparation. L'interaction entre ces facteurs pourrait affecter la vitesse à laquelle les organisations élargissent leurs écosystèmes de stockage.
- Qualité et préparation des données (53 %)
- Contraintes de capacité de stockage (43 %)
- Disponibilité du calcul (27 %)
- Limitations de l'approvisionnement énergétique (24 %)
La prééminence des défis liés aux données s'aligne avec l'idée que l'efficacité de l'IA dépend fortement du jeu de données sous‑jacent. Si les données ne sont pas correctement curées, le stockage supplémentaire ne se traduira pas en intelligence exploitable, réduisant ainsi le retour sur investissement attendu.
Attentes économiques et priorités d'infrastructure
Malgré les lacunes de préparation, 86 % des dirigeants interrogés décrivent le retour sur investissement de l'IA comme modéré ou significatif, 33 % signalant un ROI notablement important et mesurable. Cet optimisme suggère que les entreprises perçoivent l'IA comme une technologie génératrice de valeur même lorsqu'elles reconnaissent des insuffisances de préparation.
Les priorités d'infrastructure reflètent cet optimisme. Un solide 76 % classent les capacités des centres de données parmi leurs trois principales préoccupations d'infrastructure, et 20 % placent les centres de données tout en haut de leur agenda. L'accent mis sur la préparation des centres de données peut indiquer que les organisations canalisent des ressources vers les environnements qui hébergent à la fois le stockage et les ressources de calcul.
Les considérations énergétiques et de durabilité façonnent également les décisions de planification. Selon l'enquête, 77 % ont reporté ou restructuré une expansion d'infrastructure en raison de problèmes énergétiques ou de durabilité, 36 % décrivant l'impact comme significatif. Ces ajustements pourraient retarder le déploiement de capacité de stockage supplémentaire, élargissant potentiellement le fossé entre la demande et l'offre.
Limites de l'étude et questions ouvertes
Il est important de noter que l'étude Seagate a été commandée par un fabricant de stockage, et les résultats capturent des déclarations auto‑rapportées de cadres supérieurs plutôt que des évaluations auditées de l'infrastructure existante. Par conséquent, les données reflètent une perception de la préparation plutôt qu'une capacité vérifiée.
Le recours à des niveaux de confiance subjectifs soulève des questions sur la précision de la métrique de préparation. Des recherches futures pourraient comparer la préparation déclarée avec des indicateurs réels de déploiement afin d'évaluer la valeur prédictive de ces enquêtes.
Une autre question ouverte concerne l'interaction entre les contraintes énergétiques et la mise à l'échelle du stockage. Bien que 24 % citent l'énergie comme un obstacle et que 77 % aient modifié leurs plans d'expansion pour des raisons de durabilité, les compromis précis entre consommation d'énergie, exigences de refroidissement et densité de stockage restent à quantifier.
L'impact de la disponibilité du calcul, noté par 27 % des répondants, mérite également une investigation plus approfondie. À mesure que les modèles d'IA deviennent plus exigeants, la synergie entre le débit du stockage et la puissance de traitement pourrait devenir un facteur décisif pour la performance globale du système.
Enfin, la composition régionale de l'échantillon — couvrant l'Amérique du Nord, l'Asie et l'Europe — suggère que les différences culturelles et réglementaires pourraient influencer les obstacles rapportés. Des analyses comparatives entre ces marchés pourraient révéler des stratégies divergentes pour répondre à la croissance du stockage induite par l'IA.
Sources
- Businesses finally seeing AI ROI, but 62% can't handle the storage demandsZDNET · 18 septembre 2026
- Data Infrastructure Readiness Report 2026Seagate · 14 septembre 2026


