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Meta accepte un accord pouvant atteindre 18 milliards de dollars

Meta a conclu, le 26 août 2026, un accord avec une coalition de procureurs généraux d'États américains sur l'addiction des adolescents aux réseaux sociaux, pouvant atteindre 18 milliards de dollars et imposant des limites d'usage, des blocages nocturnes et une vérification d'âge — une partie de la somme étant conditionnée à l'adoption de règles similaires par TikTok et YouTube.

La rédaction nullbotPublié le 28 août 20263 min de lectureSources (2)
Icône de l'application Instagram affichée sur l'écran d'un smartphone
Yuri Samoilov · CC BY 2.0 · Wikimedia Commons

Le 26 août 2026, Meta est parvenu à un accord avec une coalition de procureurs généraux d'États, de territoires et du district fédéral des États-Unis, mettant fin à une action fédérale qui accusait l'entreprise d'avoir sciemment exposé des enfants et des adolescents à des atteintes à leur santé mentale via Facebook et Instagram. La plainte avait été déposée en 2023, et le procès avec jury avait débuté le 18 août 2026 devant le tribunal fédéral du district nord de Californie — l'accord a été scellé huit jours plus tard, avant qu'un verdict ne soit rendu.

Ce qui change sur Instagram et Facebook pour les moins de 18 ans

Selon le document de l'accord, Meta devra mettre en place une limite par défaut de deux heures d'utilisation quotidienne pour les utilisateurs de moins de 18 ans, que seul un parent pourra désactiver. L'entreprise devra aussi restreindre l'usage nocturne, adopter des mesures renforcées de vérification de l'âge pour empêcher les enfants d'utiliser ses plateformes, et créer de nouveaux outils de contrôle pour les parents et tuteurs. Deux restrictions supplémentaires retiennent l'attention : il sera interdit d'afficher le nombre de mentions «j'aime» et de réponses aux utilisateurs de moins de 18 ans, et interdit de leur proposer des filtres de chirurgie esthétique ou d'embellissement du visage — des fonctions pointées du doigt pour leur pression sur l'image de soi des adolescents.

Un fonds qui vise aussi TikTok et YouTube

Le montant total de l'accord peut atteindre environ 18 milliards de dollars, selon Meta elle-même, dont 70 % seront versés aux États participants sur dix ans. Les 30 % restants sont soumis à une condition inhabituelle : cette somme ne sera déboursée que par TikTok et YouTube eux-mêmes, s'ils adoptent des mesures équivalentes à celles imposées à Meta — limite d'une heure quotidienne de visionnage pour les mineurs, restriction de l'usage nocturne et vérification de l'âge. Pendant les dix années de versement, Meta sera soumise à des audits indépendants de ses comptes et des données internes de ses plateformes.

  • Accord conclu le 26 août 2026, après une plainte déposée en 2023 et un procès avec jury entamé dix jours plus tôt.
  • Limite quotidienne par défaut de deux heures pour les moins de 18 ans, désactivable uniquement par un parent.
  • Interdiction d'afficher les compteurs de «j'aime» et de réponses, et de proposer des filtres d'embellissement du visage, aux moins de 18 ans.
  • Jusqu'à 18 milliards de dollars au total : 70 % versés par Meta sur dix ans, 30 % conditionnés à l'adhésion de TikTok et YouTube à des règles similaires.

Réactions : Bonta, Meta et le Tech Oversight Project

Le procureur général de Californie, Rob Bonta, a salué ce dénouement dans un communiqué de son bureau. Meta a de son côté déclaré publiquement espérer que cette nouvelle norme du secteur bénéficie aux jeunes, tout en reconnaissant ne pas pouvoir y parvenir seule — une invitation explicite adressée à TikTok et YouTube, également poursuivis dans des affaires similaires sur l'addiction des adolescents aux États-Unis, à adopter les mêmes restrictions. Le Tech Oversight Project, organisation américaine de surveillance des géants technologiques, a qualifié ce dénouement d'«accord historique» et demandé que la commission judiciaire du Sénat convoque les dirigeants des grandes entreprises technologiques, dont le PDG de Meta Mark Zuckerberg, pour rendre compte de produits dangereux et de déclarations publiques jugées trompeuses. Les changements prévus par l'accord ne se limitent pas à Facebook et Instagram : Meta devra appliquer les mêmes règles à d'autres de ses applications.

Aujourd'hui, nous avons conclu un accord avec Meta. Cela rendra les réseaux sociaux plus sûrs pour les enfants et apportera un changement important pour eux et leurs familles.

Rob Bonta, procureur général de Californie

Ce que ça change pour les familles et entreprises françaises

L'accord ne concerne que le marché américain, mais ses effets ne devraient pas rester cantonnés aux États-Unis : si TikTok et YouTube choisissent d'adopter les mêmes règles d'usage nocturne et de vérification de l'âge pour toucher leur part des 30 % du fonds, ces changements de produit ont de bonnes chances d'arriver aussi sur les comptes d'adolescents français, les grandes plateformes ayant l'habitude d'harmoniser leurs fonctions de sécurité entre pays. Pour les familles françaises, cet épisode rappelle l'intérêt de continuer à surveiller les outils de contrôle parental proposés par Instagram et Facebook, alors que la pression réglementaire internationale sur le temps d'écran des adolescents devrait continuer de s'intensifier dans les années à venir.

Sources

  1. Meta implementará bloqueos nocturnos en Instagram como parte de un acuerdo por su caso de adicción a redes socialesExpansión · 26 août 2026
  2. Meta、青少年のSNS依存問題で全米の司法長官グループと和解。最大約180億ドル支払い、保護の強化へINTERNET Watch · 28 août 2026

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